WANDA GREEN

 « Citrus Sinensis et Societatem“ Installation in situ
 

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Démarche utopique, ludique ou ironique ? Wanda Green présente un univers singulier, qui mêle approche scientifique, naturaliste et une esthétique de l'investigation hybride.

 

Une serre, un oranger. Pour Wanda Green, ces éléments deviennent des objets de narration plaçant l’arbre au cœur de son projet. Elle s'approprie les stratégies d'ingénierie du vivant, les techniques de design industriel biomimétique et elle emprunte les chemins du paganisme pour élaborer un récit sensible.

L’oranger isolé dans son espace de verre tente de survivre. Des amis hybrides lui tiennent compagnie, des insectes-robot et des plantes-robot, mi-insectes ou mi-plantes et mi-électronique. C’est la métaphore, réduite à quelques mètres carrés, d’une société où les abeilles seraient remplacées par des robots pollinisateurs, un monde dont la biosphère est dégradée et la biodiversité menacée. C’est un paysage labpunk ambigu, un écosystème en tension dans lequel le mi-vivant est au service du vivant. La serre peut alors se voir comme un microcosme en autonomie expérimentale, une zone temporaire de survie.

Wanda Green a(n)ime le travail en collectif. C’est un être complexe et multiple. Il lui arrive de s’effacer complètement au bénéfice de ses mois.
Wanda Green apprécie les continuums non intrusifs en expansion, sortes de non-lieux d'expérimentation artistique, curieusement créatifs et prolifiques.

Elle évolue au fil des projets, investissant différents lieux et domaines de travail. Sa pratique consiste à dresser des ponts entre des univers distincts : le matériel et le virtuel, l’abstrait et le concret, en s’appuyant sur des systèmes et des modèles pour former des œuvres à l’empreinte variable qui existent à la fois en tant que proposition et en tant que questionnement.

A propos des artistes :

 

Élie Bolard s’intéresse à tout type de technologie contemporaine et remet en question leurs fonctionnements et le monopole du savoir technique en l'abordant avec humour, luddisme et dérision. Son mémoire de master porte sur le techno-totalitarisme et sur les dangers technologiques. La plupart de ses travaux sont présentés sous forme sculpturale ou d'installation. Il mêle le bricolage maladroit et le langage industriel en s’appropriant les techniques du métal, de l’électronique et de la fabrication numérique. Lors de ses études à la Villa Arson, à Nice, il met en place des machines autonomes créant leur propre atmosphère que les visiteurs sont invités à explorer.

Claire Bouffay est diplômée de la Villa Arson, à Nice. Elle mène une recherche plastique visant à démystifier nos systèmes de production et de valeur, à travers le travail de la matière, la réinterprétation d’objets et de techniques anciennes, et l’écriture de nouvelles histoires. Elle a écrit son mémoire de Master sur la question des alternatives numériques, et poursuit ainsi une réflexion sur les technologies et leur évolution. En 2021, elle a notamment résidé à la Fondation Pistoletto, dans le Piémont, pour mener une recherche autour de l’extraction des métaux dans les Alpes et des rapports entre l’environnement et l’activité humaine. Ces explorations trans-historiques s'expriment dans une pratique sculpturale qu'elle a développée lors de ses études, et notamment dans les arts du feu, de la céramique, du verre et de la fonte de métal. 

 

Valérie Morraja vit et travaille à Nice. Enfant, elle oscille entre un goût pour le démontage d’objets et le gribouillage, ce qui la conduit d'abord vers des études techniques, puis d'art.
Artiste visuelle, commissaire d'exposition et performer audiovisuelle, Valérie Morraja observe et expérimente sans cesse. Elle développe une certaine manière « d’être au monde », que l’on pourrait définir comme une exploration frénétique et multiple de son environnement. Artiste polymorphe, pratiquant le crossover, elle emprunte des moyens d’expressions divers pour exprimer les cheminements rhizomatiques de ses pensées, créer de nouveaux récits, de nouvelles manières d’habiter le monde.

 

Jean-Louis Paquelin est artiste-enseignant-chercheur à la Villa Arson, Nice. Après des études d’informatique, il participe à de multiples projets de recherche dans des domaines variés tels que la linguistique, les sciences du sport, le développement durable ou la pédagogie. Ses contributions transdisciplinaires sont soutenues par ses compétences en informatique, son travail d’artiste et une grande curiosité pour de nombreux sujets.

Sa production artistique débute en 1995. Elle est motivée par un goût pour les productions originales contemporaines de l’art et de la musique. Elle est aussi le fruit du hasard de rencontres avec des artistes plasticiens et musiciens tels que Paul Devautour, Jérôme Joy et Luc Martinez. En 2001, la Villa Arson, alors École Pilote d’Art et de Recherche, le recrute pour travailler auprès de l’équipe pédagogique et des artistes en résidence afin de constituer le studio de création d’art numérique. Aujourd’hui il y enseigne le code comme médium artistique et comme outil permettant de construire une relation critique et constructive au monde numérique.

Le dédale des humeurs est un projet protéiforme autour de la météorologie. Mené en duo par Julie Buffard-Moret et Raphaël Emine, il se développe sur internet et dans différents contextes d’exposition.
Le site web www.lededaledeshumeurs.com invite à découvrir un ensemble de situations narratives mettant en scène des personnages qui entretiennent tous un lien singulier avec la météo. Ces récits numériques esquissent diverses postures artistiques au travers des préoccupations, professions et hobbies de leurs protagonistes.
L’écriture évolutive de ces micro-récits porte également Julie et Raphaël à inventer des dispositifs et des sculptures qui oscillent entre valeur d’usage et fonction esthétique. L’installation de verreries au sein de la serre du jardin des Batignolles interagit avec la fonction
micro-climatique de cette architecture.

Ces sculptures sont inspirées des techniques de fabrication d’absorbeur d’humidité homemade. Au fur et à mesure de leur exposition, Les Absorbeurs révèlent donc un des paramètres sensible et invisible de la serre, son humidité.
Vous profiterez également du contexte, un jardin public parisien, pour faire de l’inauguration de cette installation un happening du Dédale des humeurs. Goutez aux Glaces atmosphériques inspirées par les variations chromatiques du ciel et laissez vous surprendre par le bruit de l’orage
qui arrive.



Mini-Bio

Julie Buffard-Moret et Raphaël Emine sont diplômés de la Villa Arson, ils collaborent depuis 2016 autour d’un projet commun, Le dédale des humeurs. Ce projet autour de la météo a notamment exposé à Glassbox (2017) et à la Villa Belleville (2019).
Parallèlement, Julie poursuit un projet de recherche autour du motif léopard, soutenu à l’EHESS en juin dernier et actuellement en cours d’évolution vers une publication.
Raphaël développe une pratique personnelle de sculpture et co-dirige un atelier céramique à DOC.

Le dédale des humeurs est un projet protéiforme autour de la météorologie. Mené en duo par Julie Buffard-Moret et Raphaël Emine, il se développe sur internet et dans différents contextes d’exposition.
Le site web www.lededaledeshumeurs.com invite à découvrir un ensemble de situations narratives mettant en scène des personnages qui entretiennent tous un lien singulier avec la météo. Ces récits numériques esquissent diverses postures artistiques au travers des préoccupations, professions et hobbies de leurs protagonistes.
L’écriture évolutive de ces micro-récits porte également Julie et Raphaël à inventer des dispositifs et des sculptures qui oscillent entre valeur d’usage et fonction esthétique. L’installation de verreries au sein de la serre du jardin des Batignolles interagit avec la fonction
micro-climatique de cette architecture.

Ces sculptures sont inspirées des techniques de fabrication d’absorbeur d’humidité homemade. Au fur et à mesure de leur exposition, Les Absorbeurs révèlent donc un des paramètres sensible et invisible de la serre, son humidité.
Vous profiterez également du contexte, un jardin public parisien, pour faire de l’inauguration de cette installation un happening du Dédale des humeurs. Goutez aux Glaces atmosphériques inspirées par les variations chromatiques du ciel et laissez vous surprendre par le bruit de l’orage
qui arrive.



Mini-Bio

Julie Buffard-Moret et Raphaël Emine sont diplômés de la Villa Arson, ils collaborent depuis 2016 autour d’un projet commun, Le dédale des humeurs. Ce projet autour de la météo a notamment exposé à Glassbox (2017) et à la Villa Belleville (2019).
Parallèlement, Julie poursuit un projet de recherche autour du motif léopard, soutenu à l’EHESS en juin dernier et actuellement en cours d’évolution vers une publication.
Raphaël développe une pratique personnelle de sculpture et co-dirige un atelier céramique à DOC.

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Julie BUFFARD-MORET &
Raphaël EMINE

Julie BUFFARD-MORET &
Raphaël EMINE

“Le Dédale des humeurs
Installation in situ
“Le Dédale des humeurs
Installation in situ